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Grand Palais : Velásquez + Icônes américaines

21 mai 2015

Velasquez, Grand Palais

Je suis enfin allée voir l’expo Velásquez au Grand Palais ! Bon, je dois avouer qu’a priori, ce n’est pas vraiment le style de peinture qui me parle, mais, après avoir vu plusieurs toiles du maître espagnol au Prado, lors de mon récent séjour à Madrid, je suis contente d’avoir pu mieux découvrir cette figure majeure de l’histoire de l’art à travers la première rétrospective française consacrée. J’en ai profité pour aller voir les « Icônes américaines », rassemblant entre autres des chefs d’oeuvres du San Francisco Museum of Modern Art. Zoom sur ces deux expositions diamétralement opposées !

Rétrospective Velásquez

Diego Velásquez est né à Séville en 1599. En 1611, à l’âge de 12 ans, il commence sa formation dans l’atelier du peintre Francisco Pacheco. Il ne la terminera qu’en 1617 et passera l’examen de la corporation des peintres. L’année suivante, il épouse la fille de son ancien maître.

En 1622, Velásquez tente d’accéder au souverain, le roi Philippe IV, à Madrid mais il échoue. Ce premier séjour de quelques mois en Castille lui permettra cependant de découvrir le caravagisme, un nouveau courant de peinture venu d’Italie, et de commencer à faire connaître ses talents de portraitiste. L’un de ses portraits retient l’attention du comte d’Olivares, ministre du roi, qui le rappellera de Séville quelques mois plus tard. En août 1623, Velásquez rencontre le monarque et exécute son portrait. La même année, il est nommé peintre du roi.

Velásquez, Philippe IV

À la Cour du roi, il rencontre le peintre Pierre Paul Rubens, qui l’encourage à voyager en l’Italie pour parfaire sa formation. Velásquez découvre Venise, Rome, Ferrare, Cento, et par la même occasion les nouvelles tendances de la peinture italienne. A Rome, il peindra la célèbre « Forge de Vulcain ».

Velázquez, Forge de Vulcain

De retour à la Cour d’Espagne en 1631, Velásquez peint de nouveaux portraits royaux. Il a notamment pour mission d’immortaliser le jeune héritier, Baltasar Carlos, à différents moments de son enfance.

Velázquez Prince Baltasar Carlos

Le monarque et son ministre décident de construire une nouvelle résidence aux portes de Madrid : le palais du Buen Retiro. Le peintre du roi se lance alors dans la confection de plusieurs toiles pour décorer les intérieurs. Plus tard, il cumulera les charges et les titres, à la fois de peintre, fonctionnaire des bâtiments du roi et conservateur des collections royales.

Velasquez, Vénus au Miroir

Velásquez est alors envoyé en Italie, mais il a cette fois pour mission d’acquérir des rouvres pour meubler les résidences royales. À Rome, il peindra le portrait du Pape Innoncent X.

Velasquez, Pape Innocent X

De retour à Madrid en 1651, il retourne à ses premières obligations : les portraits royaux. Il peint notamment la jeune princesse Marguerite, née du second mariage du roi Philippe IV, avec sa nièce Marie-Anne, après la mort de sa première épouse.

Velasquez, Princesse Marguerite

En 1657 naît un second enfant, un héritier mâle cette fois, Felipe Prospero. Ces naissances et les stratégies diplomatiques associées exigent que de nombreux portraits royaux soient envoyés aux différentes cours européennes.Velásquez, aidé de son gendre, dirige alors un atelier chargé de reproduire les portraits royaux. Velásquez meurt en 1960 des suites d’une maladie.

Pourquoi aller voir cette expo ?

– les portraits de Velásquez sont criants de vérité ! Même si on n’est pas touché par le travail du maître baroque, on ne peut qu’admirer le réalisme assez bluffant de ses oeuvres (je pense notamment au portrait du pape Innoncent X. Brrr ça fait presque froid dans le dos).

– C’est mieux qu’un cours d’histoire ! Les tableaux offrent un regard privilégié (mais certes très codifié) sur la famille royale espagnole et on apprend plein de choses.

– Il n’y a pas que des portraits. On découvre des aspects de l’oeuvre de Velásquez que l’on connaît souvent moins : natures mortes, paysages, peintures religieuses, scènes mythologiques…

Icônes américaines
(c
hefs d’oeuvre du SFMOMA et de la collection Fisher)

On enchaîne sur la deuxième expo, bien plus petite, intitulée « Icônes Américaines ». Je vais surtout vous montrer les quelques photos que j’ai prises. Je vous préviens tout de suite : il faut aimer l’art contemporain ! On y trouve quelques oeuvres vraiment intéressantes, notamment quelques beaux Warhol, trois-quatre Calder et deux Lichstenstein, mais il y a aussi beaucoup d’oeuvres WTF étranges…

Icônes américaines, Grand Palais - Calder

Icônes américaines, Grand Palais - Calder

Icônes américaines, Grand Palais

Icônes américaines, Grand Palais - Lichtenstein

Icônes américaines, Grand Palais - Lichtenstein

Icônes américaines, Grand Palais

Icônes américaines, Grand Palais

Icônes américaines, Grand Palais

Icônes américaines, Grand Palais - Warhol

Icônes américaines, Grand Palais - Andy Warhol

Icônes américaines, Grand Palais - Andy Warhol

Icônes américaines, Grand Palais - Andy Warhol

Icônes américaines, Grand Palais

Pourquoi aller voir cette expo ?

Principalement pour les Warhol, Calder et Lichtenstein, on ne va pas se mentir. J’ai aussi aimé les portraits étonnants de Chuck Close, constitués de centaines de cellules individuelles juxtaposées. Pour le reste, bon… Ceci dit, nous n’avions pas pris d’audio-guide. C’est sûrement un bon moyen de mieux comprendre certaines des oeuvres présentées.

À vous la parole !

Avez-vous vu ces deux expos ? Vous attirent-elles ? Pourquoi ?

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6 Comments

  • Reply Victoria's Tea Time 21 mai 2015 at 11 h 28 min

    Salut Sarah,
    J’attends avec impatience la fin des partiels pour aller voir ces deux expos, dont les affiches me narguent dans le métro le matin !
    C’est vrai que l’audio guide peut être utile dans certains cas, mais parfois c’est répétitif lorsque il y a des panneaux explicatifs…
    L’expo à la fondation Louis Vuitton doit être intéressante aussi avec toutes les grandes oeuvres réunies dans un même lieu pour toi qui aime l’art contemporain, si j’ai bien compris. 😉
    C’est tout de même pratique de vivre à Paris d’un point de vue musées et expo, surtout quand on connait les tarifs aux US !
    A bientôt .

    • Reply Les Jolis Mondes 24 mai 2015 at 18 h 03 min

      Hello Victoria,
      J’ai vraiment hâte d’aller voir l’expo à la fondation Louis Vuitton, elle a l’air géniale ! J’espère avoir le temps début juin avant de partir en vacances. Je suis d’accord avec toi, c’est super de vivre à Paris pour les expos, je crois que c’est cette richesse culturelle qui me manquerait le plus si je partais vivre ailleurs en France.
      A très vite !
      Sarah

  • Reply argone 21 mai 2015 at 15 h 09 min

    je préfère les impressionnistes en général, mais je ne suis jamais contre une visite dans un musée de peintures, quel que soit le style, c’est toujours enrichissant. Merci pour ton article qui nous permet de voir cette expo !

    • Reply Les Jolis Mondes 24 mai 2015 at 18 h 05 min

      Je trouve aussi que c’est très enrichissant d’en apprendre plus sur un courant artistique ou un artiste qu’on connaît moins ou qu’on aime moins a priori. Je suis contente d’avoir pu te faire découvrir ces expos 🙂

  • Reply Angélique 24 mai 2015 at 8 h 13 min

    L’exposition icones américaines débarque à Aix-en-Provence en juillet! On a prévu d’y aller mais je retiens ton conseil de prendre un audioguide.

    • Reply Les Jolis Mondes 24 mai 2015 at 18 h 06 min

      Ah super ! Oui franchement on regrette un peu de ne pas avoir pris l’audioguide… Tu vas voir c’est une petite expo mais elle vaut quand même le coup 🙂

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