Culture

Alvin Ailey American Dance Theater

9 juillet 2015

Alvin Ailey American Dance Theater, Revelations

Photographie : Andrew Eccles.

J’ai assisté hier à l’un des spectacles de l’Alvin Ailey American Dance Theater, au Théâtre du Châtelet. La célèbre compagnie de danse new-yorkaise est à Paris jusqu’au premier 1er août et propose de nombreuses représentations : c’est l’occasion de (re)découvrir plusieurs des chorégraphies ayant fait sa réputation au fil des années. Au programme du spectacle/rencontre auquel j’ai assisté hier midi, deux très belles créations : 1) « D-Man in the Waters » (1989), du chorégraphe Bill T. Jones, une oeuvre sur laquelle plane l’ombre de la maladie du sida, qui met en scène les thèmes de l’énergie, de l’innocence, de la survie et du chagrin sur une musique de Mendelssohn; 2) « Revelations » (1960), l’une des chorégraphies maîtresses d’Alvin Ailey, puissante réminiscence des messes baptistes de son enfance, bercées de negro spirituals. Attention les yeux !

Alvin Ailey American Dance Theater, D-Man in the Waters
Alvin Ailey American Dance Theater, D-Man in the Waters

– Photographies : Paul Kolnik –

Alvin Ailey American Dance Theater, Revelations
Alvin Ailey American Dance Theater, Revelations

– Photographies : Nan Melville –

Je vous laisse découvrir des extraits des deux chorégraphies (en HD, c’est mieux bien sûr) :



Gros coup de coeur pour la première partie de « Revelations », intitulée « Pilgrim of Sorrow » (vous en voyez des extraits dans le 1er tiers de la vidéo ci-dessus).

L’Alvin Ailey American Dance Theater, première compagnie de danse américaine multiraciale, fut fondée à en 1958 à New York par le danseur et chorégraphe afro-américain Alvin Ailey. Il créa 79 ballets pour la compagnie, dont les très réputés « Blues Suite » et « Revelations ». Ailey souhaitait offrir aux danseurs afro-américains les opportunités dont ils étaient encore trop souvent privés dans une Amérique teintée de racisme, tout en valorisant le talent d’autres danseurs, appartenant à d’autres groupes ethniques.  Avant de mourir du sida en 1989, Ailey avait choisi Judith Jamison, l’une des plus grandes danseuses de la compagnie, pour lui succéder en tant que directrice artistique. C’est Robert Battle, chorégraphe au sein de la compagnie depuis 1999, qui reprit le flambeau en 2011.

L’Alvin Ailey American Dance Theater se produira à plusieurs reprises au Théâtre du Châtelet dans les semaines à venir et présentera de nombreuses chorégraphies différentes. Les prix sont assez élevés (de 20 à 90 € la place) mais la talent de la troupe vaut vraiment le détour. Quel dommage qu’il n’y ait plus de rencontre/spectacle comme celui d’hier midi (la place coûtait 10 € et ma mère et moi étions au 3ème rang, grâce au système de placement libre). J’adorerais voir « After the Rain – Pas de Deux » et « Home », deux chorégraphies aux styles complètement différents :


À vous la parole !

Connaissiez-vous l’Alvin Ailey American Dance Theater ? Que pensez-vous des vidéos ci-dessus ?
Avez-vous envie d’aller voir la compagnie sur scène au Théâtre du Châtelet ?

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3 Comments

  • Reply Takeabreathphotography 14 juillet 2015 at 9 h 55 min

    Waou de waou !
    J’ai eu un véritable coup de foudre artistique pour cette troupe, j’ai déjà partagé ton post à plusieurs amis! Merci Sarah de nous partager tes goûts !

    • Reply Les Jolis Mondes 15 juillet 2015 at 9 h 32 min

      Merci à toi Noémie ! J’ai vraiment adoré les voir sur scène, ils ont un talent fou 🙂

  • Reply Julia 26 août 2015 at 17 h 13 min

    Je n’avais pas vu cet article !! C’est super beau j’adore 🙂

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